Gérard Mourgue habite Montferrand et célèbre ses 20 ans l’année de la démobilisation. Contrarié par les choix paternels, il saisit au vol l’appel des chantiers de jeunesse.

Son envie profonde est l’écriture alors qu’il était promis au droit. A Châteaufer, c’est le service des transmissions qui lui sera assigné. Avec ce poste hautement stratégique, il va découvrir comment les chefs du camp rallient au nez de l’occupant allemand les bases de la future organisation la résistance armée (ORA).

Et puis Colette…

A ses côtés, Colette Bourbon est recrutée pour l’assister en tant que secrétaire. Elle a une quinzaine d’année et habite le village de Bruère. Elle deviendra sa marraine de guerre et sa fidèle complice. Elle contribuera à maintenir le lourd silence qui pèsera sur le lieu toute la période de la guerre mais aussi durant les 65 années de secret militaire qui ont suivi.

Ce secret a été donc levé il y a quelques années seulement.

L’opportunité pour moi de partager avec l’épouse de Gérard Mourgue, et le général Alexandre Manessier, alors jeune lieutenant, quelques uns de ces temps forts du territoire du St Amandois : les premiers parachutages en St Amandois, les cachettes dans les villages alentours, les opérations de sabotage et surtout le combat pour la reddition de la colonne Elster en 1944, enfin le camp d’entrainement dissimulé à la chapelle St Sylvain à La Celle qui a conduit de nombreux jeunes du territoire sur les fronts de libération de l’est.